Joyeuses fêtes paléo! (Augmenter temporairement sa sensibilité à l’insuline)

Bonjour et joyeuses fêtes Paléo à tous!

Nos collègues et amis de Manger Paléo ont récemment écrit un article s’intitulant « 9 conseils pour manger paléo et passer de joyeuses fêtes« . Très bon article mais j’aimerais élaborer sur le conseils #2 de Joëlle : bouger.

Cette année, comme à chaque année, nous irons dans nos familles respectives. Nous, qui pendant 51 semaines, avons tenu le fort en refusant des gâteries lors des soupers de famille. Cette fois, devant la famille élargie, c’est peut-être plus difficile à cause d’une pression sociale, perçue ou réelle… ou peut-être qu’on a vraiment le goût de lâcher un peu son fou. Vous pourriez faire preuve d’un effort de volonté, mais ça ne serait pas un article vraiment très constructif de ma part. Je vous suggère plutôt d’augmenter (temporairement) votre sensibilité à l’insuline.

Dans l’article précédent, nous avons très brièvement détaillé ce qui arrive avec des glucides consommés lorsqu’ils sont non-utilisés : ils se transforment et sont stockés en triglycérides dans les cellules adipeuses. Mais qu’arrive-il avec les glucides utilisés? C’est ici que les GLUT-4 entrent en jeu.

Qu’est-ce qu’un GLUT-4? C’est une protéine qui sert de transporteur de glucose dans les cellules adipeuses et musculaires. Si les GLUT-4 ont besoin d’une intervention originale de l’insuline pour agir, ils sont tout de même des facilitateurs d’entrée de glucose  dans les cellules.

Or, il advient que lorsque les cellules musculaires font un effort qui vide des réserves de glycogène, ces « ponts » à glucose s’ouvrent et permettent la diffusion de glucose à l’intérieur du muscle afin qu’il puisse polymériser le glycose en glycogène. Ces « ponts » permettant le transit de glucose épargne donc la sécrétion d’insuline. Comme nous l’avons vu, la sécrétion d’insuline trop intense et trop fréquente peut mener au phénomène de résistance à l’insuline.

Qu’est-ce que je vous suggère donc? Faites un peu d’exercice avant d’arriver à votre souper de Noël. Plus spécifiquement, un exercice qui sollicite les réserve des glycogène musculaire. Ne comptez donc pas tant sur un exercice de type aérobique de faible intensité (ex. jogging, vélo stationnaire, elliptique). Le glycogène est une réserve d’énergie de haute intensité qui ne sera pas vraiment entamée par des efforts qui n’y sont pas proportionnels. Lancez-vous plutôt dans des exercices de relativement haute intensité : musculation à haute répétitions, entraînement métabolique (crossift), spinning, sprints, etc.

Lorsque je dis « musculation à haute répétitions », il s’agit de huit en montant (approximativement). Sous cette marque, c’est un autre système énergétique, celui de la créatine-phosphate, qui génère l’énergie… ce sera le sujet d’une autre capsule!

Ainsi, si vous vous entraînez pendant la journée du 25, votre corps sera fin prêt au souper du 25. Enfin, pas « fin prêt », mais il sera au moins légèrement plus sensible à l’insuline, ce qui permettra de mitiger la charge glycémique de l’assurément monstrueux repas qui vous attend.

Pour les plus « geeks » d’entre vous, le schéma du mécanisme d’action proposé des GLUT-4.

Mécanisme d’action proposé des GLUT-4.

Joyeuses fêtes, mes hommes et femmes des cavernes préférées!

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Catégories :Maladies chroniques

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